Lectures théâtralisées dans le jardin de la bibliothèque d’Écuisses !

Venez fêter l’été et les vacances en compagnie des Piplettes !
Cinq comédiens lecteurs vous emmèneront en voyage
au rythme de textes drôles, poétiques et sensibles,
ils réserveront aussi deux surprises pour les enfants !
Rendez-vous samedi 19 juin à 16h, à la bibliothèque, côté jardin 🌳🌺
(repli sous le préau de l’ancienne école en cas de mauvais temps)

La citation préférée de Christophe !

MARDI CITATION | 🎭C’est au tour de Christophe de nous présenter l’une de ses citations préférées ! 🎭 L’occasion de repenser à cet homme de théâtre solaire, passionné et passionnant : Laurent Terzieff, et de découvrir une citation extrêmement juste sur le jeu théâtral !💝#citation#theatre#passiontheatre#theatreaddict#semettrealecoutedumonde#laurentterzieff#ecouterpourmieuxjouer

Fête des Mères : Une poésie par téléphone pour les mamans !

Lien vers le formulaire d’inscription : https://forms.gle/JRKhLQfbvfxQGM8P8

Votre maman aime les jolis mots et les belles attentions ?
A l’occasion de la Fête des Mères, les comédiens de la troupe vous proposent d’appeler votre maman pour lui lire un poème… une jolie attention, une déclaration, une lecture « au creux de l’oreille », en somme.

Votre maman est sourde ou malentendante ? Nous pouvons lui envoyer un lien vers une vidéo sous titrée et doublée en langue des signes, grâce à l’association Signes Aides Services Montceau (SAS Montceau).

Pour faire profiter de ce moment privilégié, c’est gratuit et facile, il suffit de s’inscrire avant le 28 mai au moyen d’un formulaire en ligne : https://forms.gle/qczBsbx2oBRNNRCo9 et les comédiens s’occupent de tout…

Mardi citation…

🎭MARDI CITATION | C’est au tour d’Anne de nous partager sa citation préférée… Elle choisit de nous proposer de (re) découvrir une tirade très connue du théâtre français ! Et vous, avez-vous une réplique de théâtre en mémoire ?
En cadeau, on vous lire ci-dessous la tirade en entier 🙂
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La tirade du nez, Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand
Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampéléphantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
– Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.